Publié par : avenuecolombie | 1 février 2011

TLC EU-Colombie (2)

Nous relayons ici les déclarations d’organisations amies en Colombie à propos du TLC que nous avons déjà évoqué ici. Malgré le forcing de l’administration colombienne, les américains refusent toujours de signer le TLC entre les deux pays. Alors le nouveau président Santos essaye de rentabiliser son déplacement à Davos pour pousser le TLC avec l’Europe. On en trouvera différents echos dans la presse.

LE COMMERCE: LIBRE OU JUSTE

BULLETIN D’INFORMATION SUR L’ACTUALITÉ COLOMBIENNE ET L’ACCORD DE COMMERCE AVEC L’UNION EUROPÉENNE

No. 11 Bogotá DC, Colombie, 31 janvier 2011


ÉDITORIAL

Sarkozy annonce ses engagements envers la Colombie et ignore la crise de droits de l'homme

Pendant la récente visite du président colombien Juan Manuel Santos en France, le président Nicolas Sarkozy a souscrit une  déclaration qui définit les grandes lignes de la relation bilatérale. Avant même que l’Accord multipartite ne soit adopté par les Parlements nationaux des pays de l’Union européenne ni par le Parlement européen, Sarkozy s’est engagé à appuyer la conversion du secteur laitier en Colombie, l’un des secteurs qui seront les plus affectés par l’accord. De plus, le gouvernement français ferme les yeux sur les évidences de violations aux droits de l’homme qui persistent en Colombie, et sur les dénonciations de personnes et d’organisations européennes qui auraient été victimes d’opérations illégales d’espionnage par l’organisme d’intelligence du gouvernement colombien. Cette réaction contraste avec la réponse des États-Unis, lors de la visite du vice-président Angelino Garzón, où d’importantes réserves sur le sujet continuent d’être exprimées et de militer pour la non-ratification du Traité de libre-échange.

-Déclaration conjointe: http://wsp.presidencia.gov.co/Prensa/2011/Enero/Paginas/20110126_11.aspx

refus du TLC par les petits producteurs de lait

 

ACTUALITÉ

Human Rights Watch recommande de ne pas souscrire à l’ALÉ avec la Colombie

Le plus récent rapport de Human Rights Watch confirme que la Colombie est toujours le pays le plus dangereux du monde pour l’exercice de la liberté syndicale. On y recommande de ne pas ratifier l’Accord de libre-échange, signé par les gouvernements des États-Unis et de Colombie mais bloqué par le Congrès américain depuis 2006. José Miguel Vivanco, directeur de cette prestigieuse organisation non gouvernementale, a affirmé que “tout traité commercial doit s’appuyer sur le respect des droits fondamentaux, en particulier de ceux des travailleurs-euses qui élaborent les produits qui seront commercialisés. Toutefois, ces conditions ne sont pas réunies en Colombie”. Le rapport rappelle que 47 syndicalistes ont été assassinés en 2009 et 44 en 2010. De sérieuses inquiétudes aussi concernent l’impunité liée aux exécutions extra-judiciaires contre des civils présentés comme des guérilleros morts au combat, ainsi qu’aux violations commises par les bandes criminelles où se sont regroupés les effectifs paramilitaires.

Rapport annuel 2010 Colombie, anglais: http://www.hrw.org/en/world-report-2011/world-report-2011-colombia

Non au TLC avec l’Europe. Le paysan demande : « et moi alors »

 

LIBRE-ÉCHANGE

Les mécanismes excessifs d’application de l’Accord multipartite menacent la santé publique.

L’Accord multipartite entre l’Union européenne et la Colombie prévoit de lourds mécanismes de suivi qui permettent à des fonctionnaires douaniers de confisquer des médicaments qu’on soupçonnerait non conformes et en infraction avec les règles sur les patentes ou autres droits de propriété intellectuelle. Ces mesures imposent des normes internes en matière de commerce international qui rendent difficile le commerce global de médicaments génériques. Telle est l’une des conclusions d’une étude réalisée en 2009, qui dénonce aussi des erreurs dans les confiscations réalisées et qui ont eu d’importantes répercussions sur la santé publique. Par conséquent, la ratification de l’Accord représente une menace au droit de la population colombienne à la santé.

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Selon une étude de la Fondation IFARMA, qui effectue des recherches sur la situation des médicaments en Colombie ainsi qu’au niveau international, le fait de prolonger les  patentes et l’exclusivité des données jusqu’à 2030 dans le cadre de l’Accord multipartite avec l’Union européenne, pourrait avoir comme effet d’augmenter les dépenses en médicaments de 620 millions de dollars, ce qui équivaut aux dépenses de plus de 5 millions de Colombiennes et Colombiens du quintile le plus pauvre du pays.

RÉSEAU COLOMBIEN D’ACTION FACE AU LIBRE-ÉCHANGE,RECALCA

recalca@etb.net.co - Téléphone:(571)2488989 – www.recalca.org.co

 

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