Publié par : avenuecolombie | 19 novembre 2010

Communiqué des paysans de las Pavas

Ce qui suit est un communiqué de la communauté de paysans de las Pavas soutenue par tout un tas de comploteurs comme dirait Biocoop et ses amis Ecocert et Brochenin.

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Daabon trompe Body Shop alors que la communauté de las Pavas est toujours dans la même situation

Les conclusions de l’enquête sur la situation de spoliation de la communauté de Las Pavas et la monoculture du palmier dans l’Île de Papayal, réalisée par la Commission Indépendante soutenue par The Body Shop et Christian Aid, mettent en évidence que les plaintes présentées de manière répétée par notre communauté sont fondées et que notre territoire n’est pas apte à ce type d’agro-industrie, en vertu des effets nocifs pour l’environnement et la vie culturelle de cette région.

Devant de telles conclusions, la multinationale de l’industrie cosmétique The Body Shop a établi un délai de 2 mois pour obtenir une réponse du groupe Daabon, mais le silence de Daabon a mené The Body Shop à rompre ses relations commerciales avec ce groupe. En réaction à cela le groupe Daabon a manifesté publiquement sa décision de se retirer de la Hacienda de Las Pavas.

Mais face à cette situation, nous informons la communauté nationale et internationale :

  1. Les activités de culture de palmier dans le territoire de la Hacienda de Las Pavas ont continué sans interruption jusqu’à ce jour.
  2. La communauté reste dépouillée et déplacée de son territoire.
  3. L’impact des dommages environnementaux et culturels de l’agro-industrie du palmier continuent d’affecter les écosystèmes de la Hacienda las Pavas et de l’Île de Papayal.

En tenant compte de ces éléments et de la reconnaissance formelle que vient de faire l’État Colombien de notre communauté comme une population déplacée, NOUS EXIGEONS :

  1. Que nous soit garanti un retour collectif, sûr, durable, digne et immédiat au territoire de la Hacienda de Las Pavas.
  2. La garantie d’une réponse rapide à l’actuelle situation de crise alimentaire générée par la spoliation.
  3. L’arrêt immédiat des effets dévastateurs de l’implantation de la culture de palmier sur notre territoire.
  4. Que les entreprises nationales et transnationales liées au marché du palmier prennent les mesures nécessaires pour respecter les droits de l’homme et pour protéger d’une manière durable le présent et le futur de l’environnement écologique, social et culturel de l’humanité.

Buenos Aires, Bolívar Sud, Colombie.

10 Novembre 2010.

– ASOCIACIÓN DE CAMPESINOS DE BUENOS AIRES – ASOCAB

– PROGRAMA DE DESARROLLO Y PAZ DEL MAGDALENA MEDIO – PDPMM

– FEDERACIÓN DE AGROMINEROS DEL SUR DE BOLIVAR – FEDEAGROMISBOL

– PASTORAL SOCIAL

– CORPORACIÓN SEMBRAR

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Et ça c’est la réalité, nous sommes sincèrement désolés pour ceux que ça dérange.

Puisque Biocoop se passionne pour cette cause et que Noël approche nous suggérons l’envoi d’un petit colis à chacune des 123 familles privées de leurs terres, récupérées par des gentlemen qui ont le bon goût de nous envoyer ce produit qui parait-il nous est désormais « in-dis-pen-saaable ». Que des trucs bio certifiés Ecocert et sans huile de palme bien sûr, faudrait pas en plus être de mauvais goût, inutile d’en rajouter.

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